" - Osho, comment introduire la méditation dans la vie quotidienne des gens soi-disant ordinaires ?

- La question est intéressante parce qu’elle dit ‘les gens soi-disant ordinaires’. En fait il n’y a que des gens ‘soi-disant extraordinaires’ ; les gens ordinaires sont les personnes réelles, pas ‘soi-disant’. Les gens extraordinaires sont ‘soi-disant’ ; ils sont artificiels, irréels.

Il n’y a pas de problème pour introduire la méditation dans la vie des gens – je ne vais pas les appeler ‘ordinaires’, parce que je ne vois personne qui soit extraordinaire. Toute cette distinction est créée par des égoïstes. Chacun est un individu unique ; ou tout le monde est ordinaire, ou tout le monde est extraordinaire, mais il n’y a pas de distinction entre les deux. Je vais juste employer le mot ‘les gens’.

Gautam Bouddha était juste comme vous, avant de devenir illuminé. J’étais juste comme vous, avant d’atteindre le cœur le plus profond de moi-même. Il n’y a là aucune qualité particulière. Il n’y a qu’une chose qui vous manque : vous n’avez jamais tenté, vous n’avez jamais essayé – vous avez toujours regardé seulement vers l’extérieur. Votre éducation vous enseigne de regarder vers l’extérieur, votre église vous enseigne de regarder dehors, vers Dieu, de vous tourner vers la Sainte Bible, le Saint Coran, la sainte Geeta… 
Vos politiciens ne cessent de vous dire de vous tourner vers un futur prometteur ! 
Personne ne vous dit que vous avez aussi un monde intérieur.
Il s’agit juste de vous le rappeler.

N’avez-vous jamais vu quelqu’un rechercher ses lunettes, alors qu’il les a sur le nez ? Quelqu’un doit le lui rappeler : « Qu’est-ce que tu cherches ? » Il dit : « Je cherche mes lunettes. » Et quelqu’un doit lui dire : « Tu ne peux pas chercher tes lunettes sans tes lunettes. Tu les as sur le nez ! »
Et la personne s’en aperçoit et dit : « Mon Dieu, j’avais complètement oublié ! »
Vous vous êtes simplement oublié vous-même.

- Qui regarde vers l’extérieur ?

Sans un intérieur, il ne peut pas y avoir d’extérieur.

La méditation n’est rien d’autre qu’un rappel de votre être intérieur. 
Le mot Anglais ‘sin’ (péché) est plein de sens – ce sens a été complètement détruit par les Chrétiens. Son premier sens est ‘un moment d’oubli’ (une étourderie) ; cela n’a rien à voir avec ce que les prêtres nomment ‘péché’. C’est simplement une étourderie – vous vous êtes oublié vous-même !

Vous pouvez vous asseoir en silence et vous mettre à vous rappeler. Fermez les yeux, regardez vos pensées, regardez vos émotions… et simplement à les regarder vous allez prendre conscience de la présence d’un nouvel élément – l’observateur. 
Cette réalisation est le début d’une révolution intérieure : vous êtes l’observateur, pas ce qui est vu. Vous n’êtes pas le mental, pas le corps, mais quelque chose de caché profondément en vous – l’observateur.
L’observateur regarde constamment les hauts et les bas de la vie. Il n’est pas nécessaire de s’identifier à eux. Quand vous êtes dans le trou, il n’est pas nécessaire d’être triste, parce que l’observateur est seulement un observateur. Quand vous êtes au sommet, inutile de devenir égoïste ; vous êtes juste l’observateur. 
Peu à peu, toute l’agitation autour de vous se met à se calmer. Votre identification, avec des choses que vous n’êtes pas, est le problème. Votre désidentification est méditation. Désidentifiez-vous de tout, jusqu’à ce qu’il ne reste que le pur observateur. 
Restez établi dans l’observateur, quoi que vous fassiez, où que vous alliez.

Vous serez un nouvel homme, avec une fraîcheur, avec une vie que vous n’avez jamais connues avant, avec quelque chose d’éternel dans vos yeux, avec ‘quelque chose’ de l’existence immortelle dans chacun de vos gestes. 
Et vous découvrirez une très grande force : le pouvoir d’être vous-même contre le monde entier ! "

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