" Quand le lévrier et l'homme font la course ensemble, le chien arrive le premier. Le lévrier est doté de la même capacité musculaire par rapport à son poids que l'homme. Logiquement, tout deux devraient donc courir à la même vitesse. Pourtant le lévrier fait toujours la course en tête. La raison en est que, lorsqu'un homme court, il vise la ligne d'arrivée. Il court avec un objectif précis à atteindre dans la tête. Le lévrier, lui, ne court que pour courir. A force de fixer des objectifs, à force de croire que sa volonté est bonne ou mauvaise, on perd énormément d'énergie. Il ne faut pas penser à l'objectif à atteindre, il faut seulement penser à avancer. On avance et puis on modifie sa trajectoire en fonction des évènements qui surgissent. C'est ainsi, avec l'idée d'avancer, qu'on atteint ou qu'on double l'objectif sans même s'en apercevoir. "

Bernard Werber in " L'encyclopédie du savoir relatif et absolu "