Dans toutes nos relations interpersonnelles, la question du pouvoir est dominante, relations de couple (" je t'ai dit mille fois qu'il y a un panier pour le linge sale ! ", " comme tu veux, tu choisis. "), relations amicales (les fameux débats en fin de repas), relations professionnelles (" n'oubliez pas que je suis votre supérieur ") mais aussi dans les plus simples relations (" J'ai vu cette place de parking avant vous ! ").

Dans notre société, le pouvoir est bien souvent diabolisé (" Les politiciens, tous pourris ! ") et ne dois pas être mis en avant (ne pas montrer que l'on a de l'argent, etc.). Pour beaucoup même, le pouvoir fait peur et pour ce type de personnes, nous retrouvons alors dans leur structure inconsciente une envie de ne pas y toucher (" c'est trop chaud ", " cela va m'envahir ", " c'est mal ", etc.). Ces derniers se retrouvent ainsi en posture de victimes face à des bourreaux et/ou des sauveurs, voire face à la Vie. En résulte une incompréhension face aux expériences qu'ils vivent (" je suis si aimable, pourquoi suis-je lésé ? ", " je fais tout pour être présent, j'ai le sentiment d'être invisible ", etc.). La position adoptée peut être aussi celle de l'indifférent (" Pourquoi donner mon avis? ", les fameux " Ne se prononce pas ", " no comment ", etc.)

Paradoxalement, le pouvoir est aussi vénéré (être le plus fort, le plus beau etc.) et pour certains, le pouvoir est à prendre à tout prix. Ce mode de fonctionnement répond à des peurs: peur d'être dépossédé de son pouvoir, peur d'être vu comme faible, d'être abusé, etc. Nous retrouvons ici les bourreaux (le dictateur en est l'archétype) et les sauveurs (certains guérisseurs et thérapeutes par exemple).

Cependant, nous avons également tous tendance à alterner entre ces deux postures face au pouvoir, selon les situations (face à son patron, à son conjoint, à son enfant...).

A y regarder de plus près, ces rapports au pouvoir débouchent sur une seule et même confusion: " utiliser son pouvoir AVEC l'autre " est compris comme étant " prendre le pouvoir SUR l'autre ".



Le pouvoir est illimité et chez chacun de nous, reconnaître son pouvoir c'est se permettre d'exister, d'offrir à la Vie ce que nous avons de meilleur et ainsi de permettre aux autres d'utiliser leur propre pouvoir.

Le pouvoir est illimité et chez chacun de nous, reconnaître le pouvoir de l'autre c'est se permettre d'avoir face à soi un adversaire ou un allié à sa taille. C'est au final respecter son propre pouvoir...



... Et le pouvoir destructeur devient pouvoir créateur....